A la rencontre de... Benoit Laval : « Une grande aventure »

Imprimer

benoit lavalAvant la 3ème édition du Trail de la Falaise de Sassenage le 11 juin prochain, une conférence est organisée le lundi 24 avril à 20h30 au Théâtre en Rond de Sassenage, pour parler de « La Barkley, la course la plus dure au monde ». Benoit Laval, co-parrain du Trail de la Falaise 2017, en est un des intervenants. On en parle avec lui.

Benoit Laval est un passionné de montagne et de course à pied, qu’il pratique en compétition depuis l’âge de 10 ans. L’ultratrailer est aussi le fondateur de RAIDLIGHT. Depuis 1998, il participe à de nombreux trails et il a fait partie de l’équipe de France en 2009. Le natif parisien a pendant toutes ces années bâti un palmarès qu’il ne cesse d’étoffer. Il a notamment été deuxième au Grand raid de la Réunion, remporté l’Annapurna Mandala Trail ou encore connu onze victoires au Défi de l’Oisans. Et plus localement, Benoit Laval a remporté le Grand Duc Trail de Chartreuse. Mais surtout, il a participé deux fois à la mythique Barkley, raison de sa participation à la conférence le lundi 24 avril 2017 à 20h30 au Théâtre en Rond de Sassenage.

La passion du trail

Je me suis mis à courir à l’âge de 10 ans en commençant par l’athlétisme, ce qui est plutôt banal. Et j’ai toujours aimé la montagne en parallèle, aussi bien l’été que l’hiver. Donc quand j’ai découvert cette discipline qui mêle à la fois la course à pied et la montagne, ça m’a passionné. En 1993, à 21 ans, j’ai acheté un sac à dos, une tente et un sac de couchage et j’ai traversé les Pyrénnées tout seul en courant en trois semaines, en faisant 40 kilomètres par jour. C’était avant toutes les compétitions de trail, c’était seulement des vacances pour prendre du plaisir.

La conférence

Je vais parler de la Barkley. C’est une course dans les Tennessee aux États-Unis qui est réputée pour être la course la plus dure au monde. En 32 éditions, il y a eu seulement 15 personnes qui l’ont terminé. Durant l’édition 2016, j’ai réalisé un film de 26 minutes que je vais diffuser lors de la conférence. C’est une course incroyablement difficile, elle fait 200 kilomètres et le double de dénivelé que la plupart des trails classiques. Elle n’est pas non plus balisée et pour une grande partie, elle est tout-terrain. Avec cette conférence, j’attends de partager mon expérience avec des coureurs et de les faire rêver pour qu’ils aillent faire eux-mêmes des courses aux quatre coins du monde.

Performances à la Barkley

J’y ai participé l’an dernier et cette année. Pour enlever tous suspens, je n’ai pas réussi à terminer la Barkley (rires). J’ai réussi à passer deux tours sur les cinq de la course. Il y a seulement une personne cette année qui a réussi à terminer le parcours et six qui ont franchi le troisième tour. Le physique joue énormément mais c’est vrai qu’il y a une part psychologique et d’orientation qui rentre en compte si on veut aller au bout.

Qu’est-ce qui motive à participer à une telle course ?

C’est se lancer un défi et tester ses propres limites. C’est véritablement une aventure, on part tout seul avec une boussole et une carte à la main. On doit se débrouiller pendant une douzaine d’heures dans la forêt. Il y a bien une course et une compétition mais ça reste une grande aventure.