Focus sur le Tournoi International de Softball des Grizzlys

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affiche tda softball -2017L’équipe féminine de softball à Grenoble organise ce week-end son premier tournoi international. L’occasion de découvrir un sport dont le succès est grandissant. En 2020, il sera d’ailleurs pour la première fois présent au Jeux Olympiques. On en parle avec l’agent de développement chez les Grizzlys, Victoria Biteur.

Comment expliquez-vous que le softball attire de plus en plus de monde ?

« Je dirai que c’est cette culture américaine et le fait de frapper dans la balle avec la batte qui attirent beaucoup. Les jeunes français au collège, ont l’habitude de faire du hand, du basket ou du badminton et ils ne connaissent pas bien ce sport. L’utilisation notamment du gant de softball auquel on est pas familier, étonne et attire les curieux et curieuses.
Après, chez nous au Grizzlys, tout le monde est le bienvenu, quelque soit le niveau. On est un des rares clubs à proposer de la compétition pour les débutantes. Ce qui favorise la pratique. »

affiche tda softball -2017Quelles équipes s’affronteront ce week-end lors de votre « Tournoi International de Softball » ?

« Il y aura six équipes présentes sur l’évènement. On retrouvera l’équipe première de Grenoble, les clubs de Metz, Nancy, Strasbourg et une très belle équipe italienne. Milan évolue en série B, donc les filles sont habituées à jouer au haut niveau. Elles ont souvent des joueuses américaines, la référence, qui viennent renforcer leur groupe. C’est encore une autre dimension, elles évoluent en semi-pro. »

Qu’attendez-vous de cet évènement ? Est-ce un moyen de promouvoir ce sport ?

« Ça sera un moyen fort pour l’équipe féminine de se faire connaitre effectivement. On attend du monde, du moins on l’espère qu’il y aura des curieux pour assister à un sport de haut niveau. Parce que c’est vrai qu’on parle beaucoup du basket, du hand ou du volley féminin et on aimerait bien que le softball ait la même reconnaissance dans la région.
Et puis c’est aussi l’occasion de finir sa préparation hivernale pour l’équipe de D1. Car il ne reste que trois semaines avant le début de la saison estivale. Finalement, c’est le dernier gros week-end de compétition. »

Selon, qu’est-ce qui permettrait de favoriser la pratique et la reconnaissance du softball en France ?

« Déjà c’est évident que quand les sports sont diffusés sur les grandes chaines, ça aide. On avait eu beaucoup de retours positifs il y a deux ans, après un reportage de France 3 sur le championnat de D1 qu’on accueillait à Grenoble. Il faut aussi qu’on soit soutenu par les collectivités locales pour développer le softball. »

L’équipe de France pourrait-elle être un tremplin pour le softball, comme elle l’a été pour le hand ou le volley ?

« C’est vrai que les résultats nationaux jouent beaucoup. Les filles de l’équipe de France commencent petit à petit à avoir de bons, même très bons résultats. La fédération de baseball softball joue beaucoup sur Mélissa Mayeux. C’est une joueuse qui a un très bon niveau et qui a permis de faire du buzz autour de la discipline, ces trois dernières années. Elle a fait parler du softball et du baseball en France mais aussi en Europe et démontré qu’on a une bonne école. On espère maintenant qu’avec les championnats d’Europe, on aura un peu plus de reconnaissance dans les médias. »