Top 14 - Franck Corrihons (FCG) : « on travaille avec des hommes en forme ! ».

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franck corrihonsUne dizaine de jours avant de la reprise du championnat de Top 14 - fixée au 17 août avec la réception à Lesdiguières du Stade Français, l’entraîneur des arrières du FCG Franck Corrihons fait le bilan sur la préparation et les matchs amicaux.

Comment se sont déroulés ces deux mois de préparation et de mise en place ? Avez-vous atteint vos objectifs ?

Il me semble que la préparation physique a été plutôt bonne, mais elle a été intense et difficile, à cause du travail hebdomadaire, puis quotidien… C’était difficile pour les organismes dans les premiers temps, surtout avec les grosses chaleurs qu’il y a eu. Mais c’est un travail nécessaire sur le début de saison, car c’est ce qui va nous permettre d’enchaîner les matchs sur la durée, sachant qu’il y en a beaucoup… C’est donc un travail nécessaire, et il a été efficace.

Les recrues sont arrivées de manière échelonnée tout au long de l’été (et certains ne sont pas encore là, à l’image de Kimlin ou Raitini) selon les contraintes de leurs clubs d’origine. Comment avez-vous réussi à gérer cette contrainte ?

C’est vrai que c’est la première année que cela nous arrive, c’est la première fois que l’on a autant d’arrivées décalées, donc il a fallu faire avec. On avait déjà une ossature de 25-30 joueurs qui étaient là dès le départ, donc on a pu s’appuyer sur eux, notamment lors du premier match amical à Biarritz. Depuis on a récupéré un peu de monde et on essaye d’incorporer petit à petit les joueurs dans l’effectif.

Après les deux premières rencontres amicales, êtes-vous satisfait de l’équipe et des performances ? La préparation a-t-elle porté ses fruits ?

On est satisfaits de l’état d’esprit des joueurs, de leur engagement qui a été total, ça c’est une bonne chose. Il y a certains secteurs qui sont bons. La conquête est en progrès, notre défense aussi est en progrès. Aujourd’hui il y a des secteurs qui sont forcément à améliorer, mais en tout cas, sur la progression collective de l’équipe, ça commence à être pas mal. La préparation, c’est un tout, ce n’est pas seulement le physique d’un côté et le rugby de l’autre, c’est un ensemble de choses. Aujourd’hui je trouve que le travail commence à payer un petit peu : physique, technique, stratégique… C’est un ensemble de choses qui commence à porter ses fruits.

Que vous reste-t-il encore à mettre en place pour le match de jeudi (face à Oyonnax) ainsi que pour le début de saison ?

Aujourd’hui le point qu’il nous reste à améliorer c’est l’utilisation du ballon. C’est à dire qu’on a beaucoup de mal à enchaîner les séquences, à tenir le ballon, à être efficaces sur les premières phases de jeu. Je pense que ça c’est vraiment le secteur à améliorer d’ici la rentrée le 17 août. Pour ma part je pense que l’on est un peu en retard sur le plan offensif.

Du côté de l’infirmerie ?

C’est le point noir, on a beaucoup de garçons blessés. Soit des anciennes blessures, de la saison dernière : Chaplain, Vanderglas, Sowerby… ce sont des garçons qui malheureusement ont repris la saison tardivement, où qui ne l’ont pas encore reprise pour certains. Et puis il y a aussi des blessures telles que celle de Rida Jahouer, qui s’est fait opérer d’une pubalgie il y a une dizaine de jours, Nicolas Bezy est blessé de l’an dernier... Il y a pas mal de petites blessures.

C’est d’autant plus handicapant que vous commencez la saison par de grosses affiches ?

Oui… De toute façon il n’y a que des gros en Top 14 ! C’est handicapant de ne pas avoir tout le monde, mais on fera avec les forces du moment, et on fera jouer la meilleure équipe du moment face au Stade français, donc il ne faut pas s’inquiéter par rapport à cela. Ces équipes ont des petites blessures également, on n’est pas les seuls à être handicapés, cela fait partie du jeu… On travaille avec des hommes en forme !

Cette année, le FCG ne bénéficiera plus de l’effet de surprise… Pensez-vous que le maintien se joue en réalité cette année et que ce sera encore plus difficile que la saison dernière ?

Je ne pense pas. C’est vrai que tout le monde pense que la seconde année est la plus difficile, je pense qu’elle est plus difficile si on ne travaille pas bien et si on pense que justement elle va être plus facile que la première. On sait à quoi s’attendre, on sait que la saison va être différente, difficile, avec un calendrier différent lui aussi… Il y a d’autres paramètres à prendre en compte, mais on travaille pour cela depuis le 7 juin… On sait aussi que l’on sera forcément plus attendus aussi. Mais on s’est préparés pour cela donc je ne vois pas de raison pour que cette année soit plus difficile que la première.

Quel est alors votre objectif cette année ?

L’objectif annoncé c’est de se maintenir, et si possible le plus tôt possible. Se maintenir rapidement nous permettra peut-être de viser d’autres objectifs, mais aujourd’hui ce serait une grosse erreur de penser à autre chose. Ce n’est pas un manque d’ambition, au contraire, on est très ambitieux au niveau du jeu, du contenu, on a vraiment envie de faire beaucoup de choses sur le terrain. Mais il faut rester à notre place, aujourd’hui il y a des équipes qui ont d’autres ambitions, d’autres budgets, d’autres objectifs que les nôtres.

Avant la reprise, le staff avait évoqué des placements particuliers, comme Caminati et Barkley au centre. Les envisagez-vous toujours ?

Pas pour l’instant non. Malheureusement, Fabien Gengenbacher s’est blessé hier donc Julien (Caminati) va débuter la saison en 15, c’est son poste de prédilection en plus. Olly Barkley, lui, même s’il peut jouer 12, pour l’instant on ne l’a pas encore utilisé à ce poste-là… Mais oui, c’est envisageable, car ce sont des garçons polyvalents, qui peuvent jouer à plusieurs postes, donc il n’y aura pas de problème particulier si on veut les mettre à ce poste-là, on le fera sans problème. On tente des choses nouvelles tout le temps.