Jonathan Best (FCG) : « Défendre notre terre »

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jonathan best vs oyonnax

Comme depuis plusieurs saisons, nous nous livrons à notre dernière interview avant la reprise du championnat en compagnie de Jonathan Best, le fidèle troisième ligne du FC Grenoble. A deux jours de la réception du Stade Français, il revient pour nous sur cette rencontre et sa préparation ainsi que sur ses ambitions collective et personnelle pour cette nouvelle saison.

Jonathan, nous sommes tout juste à 48 heures du coup d'envoi de la saison. Quel sentiment prédomine : stress, envie ?
Surtout beaucoup d'envie. L'envie de savoir à quel niveau nous sommes en ce moment déjà. On a un peu été cueilli à froid face à Oyonnax, donc on veut tout de suite se mettre dans le bon sens. Envie d'en découdre également alors que tout le monde nous prédit une seconde année plus compliquée.

Tu évoques Oyonnax. Comment peut-on analyser vos matchs de préparation où vous êtes capables de battre un des gros outsiders du Top 14, Montpellier, avant de prendre une petite déculottée contre un promu ?
Les matchs amicaux d'avant-saison sont toujours à double tranchant pour les joueurs entre l'envie de faire une bonne préparation et de se montrer à son avantage et la peur de se blesser qui fait qu'on peut parfois jouer avec un peu de retenue. C'est pour ça que je pense qu'il n'y a pas grand chose à en tirer. Maintenant c'est vrai qu'on a parfois été très faible au niveau du jeu produit, il ne faut pas se le cacher. Mais l'an passé cela avait été un peu la même chose, et cela ne nous avait pas empêché de faire un très bon début de saison donc je ne m'en formalise pas plus.

La saison dernière avait montré toute l'importance d'une bonne dynamique, débutée grâce à votre succès à Bordeaux-Bègles. Ce match contre Paris revêt-il une importance particulière à ce titre là également ?
Oui. On a un début de calendrier très compliqué et si on ne gagne pas là on risque de se mettre dans une série très difficile. L'an passé, on avait effectivement gagné le premier match à l'extérieur puis on avait surtout lancé une série d'invincibilité à domicile qui nous avait permis de nous maintenir. On sait que le maintien passera encore par là. Le Stade Français vient avec des ambitions, je pense que ce sera un gros combat.

Gonzalo Quesada, l'entraîneur parisien, pense qu'en ce début de saison où les équipes ne sont pas totalement au point, l'état d'esprit peut faire la différence. Tu partages donc son avis ?
Je crois même que ce sont les bases du rugby depuis la nuit des temps. Avant le jeu, il y a le combat, la conquête. Notre envie première, c'est de défendre notre terre. J'ai confiance en nos avants. On a vraiment fait un très gros travail à l'entraînement et on sera plus que prêt pour répondre au défi.

Le staff n'a d'ailleurs retenu que des avants là l'an passé, si on excepte le jeune Goze...
Finalement c'est un peu ce qu'on avait fait l'an passé aussi en débutant avec beaucoup de joueurs déjà là en Pro D2. C'est peut être plus rassurant pour les coachs de partir avec des joueurs qui se connaissent bien et maîtrisent bien les systèmes. Cela ne veut pas dire que les nouveaux n'ont pas de qualité, bien au contraire, ils vont nous apporter énormément cette saison.

Il y a tout juste un an de cela, nous t'interrogions déjà avant le match contre l'UBB. Un Oscar Midi Olympique plus tard et alors que tu as été le joueur le plus utilisé de l'effectif la saison passée, attaques-tu ce nouvel exercice avec plus de certitudes ?
Non, je n'ai aucune certitudes car je sais tout le travail qu'il faut effectuer pour exister à un poste où il y a de très bons joueurs dans tous les clubs, à commencer par le notre. Je vais continuer à faire ce que je sais faire, en continuant à mettre le bien de l'équipe avant mon cas personnel. Évidemment que quand je joue je suis content, je reste un compétiteur. D'autant qu'après avoir tout connu avec ce club, je peux confirmer que je vis actuellement mes plus belles années en Top 14.

Que peut-on te souhaiter sur les plans collectif et personnel pour cette saison ?
Sur le plan collectif on ne va pas se mentir : le maintien. L'an passé on a souvent flirté avec le Top 6 mais je ne pense pas que nous en avions le niveau. Cette saison va encore être très difficile. Il n'y a pas de petites équipes dans ce Top 14 et il va falloir tout donner, journée après journée.
Sur le plan personnel, que je puisse donner le meilleur de moi-même toute la saison, et que je puisse faire le plus de feuilles de match possible.

Et un premier essai en Top 14, cela ne te tente pas ?
(rires Bien sûr que si ! Maintenant il va aussi falloir le dire aux arbitres puisque l'an passé on m'en a refusés 2-3 qui me semblaient valables (rires).

Crédit photo : fcgrugby.com