Top 14 – Thomas Bianchin « moins d'émotions au Stade des Alpes »

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thomas bianchin

Le talonneur du Racing, ancien joueur du FC Grenoble, débutera la rencontre ce samedi pour son retour dans la capitale des Alpes. Il revient pour nous sur sa saison et celle de son équipe jusque là et sur ses objectifs pour le match face au FCG. Entretien.

Thomas, sais-tu déjà si tu vas faire partie du groupe pour Grenoble et que t'inspirent ces éventuelles retrouvailles avec le FCG ?
Logiquement je devrai attaquer le match. Ce sera une première pour moi au Stade des Alpes puisque quand je jouais au FCG on ne délocalisait pas encore les rencontres. Ce n'est pas plus mal. J'aurai moins d'émotions au Stade des Alpes que si nous avions dû jouer à Lesdiguières. La nostalgie sera moins présencte. Lesdiguières, c'était un rêve quand j'étais plus jeune ou que j'étais au centre de formation. Le Stade des Alpes ne représente finalement pas grand chose à mes yeux.

Avec quelles intentions se déplace ton équipe et quel est ton objectif personnel pour la rencontre de ce samedi ?
Le groupe est composé de compétiteurs donc on va venir chercher le meilleur résultat possible en en essayant surtout de réaliser une bonne prestation. On s'attend à une grosse opposition vu le début de saison du FCG. Grenoble, ce n'est pas une surprise pour moi, a déjà montré que sa place en Top 14 n'était pas usurpée et propose un bon fond de jeu. Il va falloir être à notre maximum face à cette équipe. Le plus important sera de n'avoir rien à regretter, même si au final on ne prend qu'un point. D'un point de vue personnel et bien cela va être de démontrer mes qualités, ma valeur, de prouver que je mérite du temps de jeu. La concurrence est rude à mon poste au Racing et à chaque fois que je joue c'est un challenge pour moi (il n'a pour le moment disputé que 59 minutes cette saison, face à Clermont et à Biarritz).

Comment cela se passe-t-il justement avec Benjamin Noirot et Dimitri Szarzewski ?
Pour être tout à fait honnête l'arrivée d'un international à mon poste ( Dimitri Szarzewski) ne m'enchantait pas vraiment. Depuis, j'ai essayé de prendre les choses en sens inverse, en voyant les aspects positifs. La concurrence est plus importante, cela oblige à bosser plus et on apprend forcément beaucoup en s'entraînant avec des joueurs de ce calibre. D'autant que Benjamin et Dimitri n'ont pas les mêmes qualités donc ça m'incite moi à progresser à tous les points de vue pour me rapprocher d'eux. A moi de travailler pour gagner du temps de jeu.

Tu as notamment était titularisé à Clermont où le Racing a failli mettre fin à la très longue invincibilité des Auvergnats à domicile. Qu'est-ce qu'il a manqué à ton équipe pour l'emporter ?
De la lucidité lors des moments clés. Et puis on a fini un peu cuit alors qu'eux on su être constant tout au long du match. C'est la mauvaise gestion d'un petit passage à vide qui nous coûte le match. Mais globalement notre prestation vu bonne. Face à Biarritz, la semaine passée, on a beaucoup moins bien joué mais on l'emporte au final. Le résultat n'est donc pas forcément toujours conforme à notre niveau de jeu, à nous de synchroniser les deux désormais.

Comment le Racing gère-t-il les blessures de Dambielle et Wisniewski en attendant l'arrivée d'Olly Barkley et alors qu'Hernandez est en équipe nationale ?
C'est Mathieu Bélie qui a pris la suite. C'est un ouvreur de formation donc cela ne pose pas de problème. Le groupe lui fait totalement confiance. Après c'est aussi au reste de l'équipe de le mettre dans les meilleures conditions possibles. Il a parfaitement tenu sa place lors des dernières rencontres.