Ambitions, Isérois et stars de la NHL : tout savoir avant le grand retour des Bleus aux Jeux Olympiques

Ambitions, Isérois et stars de la NHL : tout savoir avant le grand retour des Bleus aux Jeux Olympiques

Vingt-quatre ans d’attente, et les Bleus sont de retour aux Jeux olympiques. Repêchée dans un contexte géopolitique particulier, l’équipe de France de hockey sur glace s’apprête à défier les meilleures nations du monde, avec dans ses rangs plusieurs Isérois et un leader nommé Alexandre Texier.

La France est de retour… 24 ans plus tard !

24 ans ! C’est le temps qu’il aura fallu attendre pour revoir le drapeau tricolore flotter dans une patinoire olympique. Absents depuis l’olympiade de Salt Lake City en 2002, les Bleus ont été repêchés après l’éviction de la Russie en raison de l’invasion de l’Ukraine : « On a été aidé dans cette qualification par un contexte géopolitique qu’on ne maîtrise pas, mais maintenant on va profiter pleinement de cette chance que l’on a », confiait Sacha Treille avant de s’envoler pour Milan.

En Italie, le capitaine grenoblois va affronter ce qu’il se fait de mieux, à commencer par les vice-champions du monde en 2024 et 2025 : les Suisses. Hasard du tirage au sort, c’est également par la Nati que l’équipe de France avait débuté en 2002, avec dans ses rangs un certain Yorick Treille, devenu désormais sélectionneur des Bleus. Une expérience sur laquelle les Tricolores devront s’appuyer au moment d’affronter la Tchéquie, championne du monde 2024, puis l’ogre canadien, champion olympique en 2002, 2010 et 2014. Quatorzième nation mondiale, la France s’avance donc dans la peau du petit poucet pour une qualification en quart de finale que les Bleus n’ont connue qu’en 1992, chez eux à Albertville.

Les stars de NHL au rendez-vous !

Il n’y a pas que le retour de l’équipe de France aux Jeux olympiques d’historique ! Faute d’un accord sur les modalités financières et promotionnelles entre les instances olympiques et la NHL, les hockeyeurs évoluant dans la meilleure ligue du monde n’avaient plus goûté aux JO depuis 2014. Champions cette année-là à Sotchi, les Canadiens pourront donc de nouveau compter sur leurs stars pour affronter la France ce dimanche : Connor McDavid, Nathan MacKinnon, Sidney Crosby ou encore Macklin Celebrini, ils seront tous là.

Face à tous ces grands noms du hockey sur glace, les Bleus pourront s’en remettre à celui qui fait la fierté du territoire grenoblois : Alexandre Texier. Seul Français à évoluer en NHL, le pur produit des Brûleurs de Loups ne cesse d’impressionner sous les couleurs des Canadiens de Montréal avec 17 points au compteur cette saison (Laissé libre par Saint-Louis, Alexandre Texier rebondit à Montréal – Metro-Sports). Récemment prolongé jusqu’en 2028 par les Habs, le Français se présente aux Jeux olympiques en pleine confiance avec un rôle de leader à assumer : « J’arrive avec beaucoup de confiance car je joue bien en ce moment. Pour les gars qui ont moins de confiance, c’est à nous de leur en transmettre un peu en tant que leaders et de montrer la voie, pour que tout le monde puisse prendre le même bateau », confiait l’intéressé à nos confrères du Dauphiné Libéré (JO d’hiver 2026. « On va jouer pour le maillot » : Alexandre Texier et l’équipe de France de hockey veulent « grandir » aux JO)

Trois Grenoblois et de nombreux Isérois

La sélection française s’avance sur la glace italienne avec une certaine saveur iséroise. Et pour cause, ils sont plusieurs issus du département à défendre les couleurs tricolores lors de ces Jeux olympiques. Passés par les Ours de Villard-de-Lans, Louis Bodon (Jukurit, Finlande), Enzo Cantagallo (Marseille) et Jordan Perret (Mountfield HK, Tchéquie) vivront leur première expérience olympique ce jeudi. Une première également pour Dylan Fabre, formé à Grenoble et qui fait désormais les belles heures d’Ässät en Liiga, club avec lequel il compte 19 points en 26 matches cette saison. Une forme étincelante, combinée à celle d’Alexandre Texier, qui devrait permettre aux Grenoblois de s’illustrer pendant ces Jeux olympiques.

Trois hockeyeurs évoluant sous les couleurs des Brûleurs de Loups seront également du rendez-vous : Aurélien Dair, Pierre Crinon et Sacha Treille. Du haut de ses 38 ans, le capitaine grenoblois va donc disputer sa première… et certainement dernière olympiade : « C’est une immense fierté de représenter son pays aux Jeux olympiques ! J’ai les frissons rien que d’y penser ! » soufflait l’intéressé, le sourire aux lèvres. Le solide attaquant évoluera donc sous les ordres de son grand frère, Yorick, pour continuer à écrire l’une de ces belles histoires familiales dont seul le hockey sur glace a le secret.

Quelles ambitions pour l’équipe de France ?

« Notre pays reste petit dans le monde du hockey et on sait qu’on va affronter des adversaires de haut niveau. » C’est en ces mots que Sacha Treille pose le contexte d’une compétition durant laquelle les Tricolores s’attendent à subir : « On ne va pas aller chercher la médaille olympique, mais l’objectif, c’est de tout donner et de grandir. Jouer contre des équipes comme le Canada, c’est du très haut niveau. Tu ne peux qu’apprendre. Il va falloir élever notre niveau de jeu sur ces matches-là, on en est tous conscients », confiait Alexandre Texier, le prodige de cette sélection française. Pour parvenir à créer l’exploit, les Bleus auront un plan de jeu simple : jouer sans complexe, défendre en équipe et se montrer tranchants en contre-attaque.

Mais au-delà des résultats, cette sélection a l’opportunité de renforcer l’intérêt croissant porté par le public français à cette discipline spectaculaire et prenante. « Ce sera une expérience très importante pour nous, pour gagner en confiance, progresser et, petit à petit, faire grandir le hockey français », analysait l’attaquant des Canadiens de Montréal, très sollicité par les médias ces dernières semaines. Après le parcours européen des Brûleurs de Loups, ponctué d’une victoire historique sur la glace de Frölunda (Les Brûleurs de Loups créent la sensation mais ne réalisent pas l’exploit – Metro-Sports), et les récentes performances d’Alexandre Texier, ces Jeux olympiques s’apparentent à une nouvelle opportunité de parler du hockey sur glace. Et c’est bien !