Les Brûleurs de Loups font le break face à Angers

Les Brûleurs de Loups font le break face à Angers

Après leur succès inaugural vendredi, les Brûleurs de Loups retrouvaient les Ducs d’Angers avec la possibilité de faire le break dans cette série. Malmenés dans le premier acte, les Grenoblois ont pu compter sur un grand Matija Pintaric avant de frapper à deux reprises dans le tiers intermédiaire puis de prendre le large par la suite. Grenoble a encore renversé des montagnes !

Ce deuxième match contre Angers avait un air de déjà-vu pour les hommes d’Edo Terglav. Et inutile de remonter trop loin pour retrouver la trace d’une rencontre similaire. Vendredi soir, sur cette même glace, les Brûleurs de Loups avaient connu un scénario identique. Menés au score, ils ont su trouver les ressources nécessaires pour inverser la tendance dans le tiers intermédiaire. Pourtant, l’addition aurait pu être plus salée à l’issue du premier acte sans un immense Matija Pintaric. Auteur de treize arrêts de grande classe, le portier slovène a longtemps repoussé l’échéance en écœurant un à un les attaquants angevins. « Quand Matija Pintaric a décidé de fermer la porte, rien ne passe », regrettait l’entraîneur des Ducs à l’issue de la rencontre. Et pourtant, il a bien fini par craquer au retour des vestiaires. Profitant d’un palet végétant au centre du glaçon, Teo Sarliève s’en allait ajuster Matija Pintaric pour débloquer le compteur angevin (23e).

Comme la veille, les Brûleurs de Loups n’abdiquaient pas. Au contraire, avec calme et maîtrise, les Grenoblois développaient leur hockey jusqu’à faire flancher leur adversaire en supériorité numérique. « On a souffert en première période, mais l’équipe a montré une force de caractère exceptionnelle pour revenir dans la rencontre », analysait Edo Terglav. Alors qu’il n’avait plus fait trembler les filets depuis le 20 janvier, Aurélien Dair logeait la rondelle entre Jacob Smith et son poteau pour ramener son équipe à égalité (36e). Un but synonyme de délivrance pour le pur produit grenoblois, qui célébrait avec rage contre le plexiglas : « Ce but, c’est beaucoup de soulagement. Je vois passer pas mal de choses sur les réseaux sociaux, donc marquer ça fait du bien, c’est une forme de relâchement personnel », confiait-il.

Une minute plus tard, les locaux profitaient d’un brassage de lignes prolifique pour enfoncer le clou. Repositionné sur la première ligne, Guillaume Leclerc servait François Beauchemin, qui cadrait la cage de Jacob Smith pour prendre les devants (37e). « On était un peu en difficulté offensivement, alors on a brassé les lignes. Un petit changement peut parfois créer un électrochoc chez certains joueurs, et c’est ce qui s’est passé », se réjouissait Edo Terglav. Renversants, les Isérois emmenaient avec eux une patinoire en ébullition, comblée par le spectacle proposé. Spectaculaire, c’est également le qualificatif que l’on pourrait associer au but du doublé de François Beauchemin (51e). Après avoir slalomé dans la défense angevine, le top scoreur grenoblois venait loger la rondelle dans la lucarne d’un revers qui rappelait celui de Valentin Grossetete la veille.

Sérieux et inspirés, les hommes d’Edo Terglav scellaient définitivement leur succès par l’intermédiaire d’Antoine Fertin en cage vide (57e). Une ultime réalisation qui venait récompenser l’état d’esprit affiché tout au long de la rencontre : « On travaille les uns pour les autres, on se sacrifie, on ne pense pas aux statistiques mais à l’équipe », concluait l’entraîneur isérois. Avec le break en poche, les Grenoblois peuvent voyager plus sereinement en Maine-et-Loire avec l’objectif de se rapprocher encore un peu plus de la finale.

Les réactions :

 

Jonathan Paredes (entraîneur d’Angers) : « Sur la chronologie, c’est un scénario semblable à celui de vendredi. Mais sur la façon de jouer, je nous ai trouvés meilleurs, notamment sur les 35 premières minutes. Ensuite, Grenoble a su nous contenir et saisir les opportunités pour faire la différence. Il faut qu’on soit meilleurs sur les petits points que j’ai signalés aux gars à la fin du match. Marquer dans le premier tiers aurait pu faire la différence. On a des situations, mais on sait que quand le gardien adverse décide de fermer la porte, rien ne passe, même si je pense qu’on aurait pu créer davantage offensivement. Je trouve que les deux équipes ont joué un meilleur hockey que la veille (lire : vendredi), avec des jeunes qui font un gros boulot pour suppléer les absents de chaque côté. Ça va nous faire du bien de rentrer chez nous. »

Edo Terglav (entraîneur de Grenoble) : « C’était un vrai match de play-offs. On savait qu’Angers allait démarrer très fort et c’est ce qui s’est passé. Ils nous ont dominés, ils ont été meilleurs que nous en première période. On a été beaucoup sous pression, on n’arrivait pas à sortir le palet. Mais encore une fois, l’équipe a montré un caractère incroyable. L’équipe a poussé, poussé, on sentait que les buts allaient arriver. C’était parfait de finir la deuxième période avec un but d’avance. Mais je trouve que notre meilleur tiers-temps a été le troisième. On a bien géré, on n’a pas laissé beaucoup d’espaces à Angers. On a été dans le sacrifice, tout le monde. On n’a rien voulu donner à notre adversaire. C’est un match qui aurait pu basculer de l’autre côté, aussi. Je suis vraiment fier ce qu’ont fait les garçons. En deuxième partie du match, on a joué le hockey qu’on voulait. Comme j’ai dit déjà vendredi, il faut profiter de ce samedi soir avant de faire « reset » et se projeter sur le match à Angers mardi. » 

Aurélien Dair (attaquant de Grenoble) : « On a fait un bon match dans l’ensemble. On a surtout été bon défensivement. Angers patine très vite, va très vite vers l’avant et il fallait être vigilant. Et sur le plan offensif, on a su saisir notre chance quand il le fallait. On a toujours été soudé depuis le début de la saison mais on l’est encore plus car maintenant, ça compte encore plus d’être collectif. Quand on voit Sacha Treille qui bloque des shoots, c’est un symbole. C’est plutôt cool que tout le monde y mette du sien. On a fait preuve de caractère, je pense que la machine est lancée. Mon but ? Ça faisait un moment, donc ça fait du bien. Mais si je ne marque pas, ce n’est pas grave, je sais ce que je veux à la fin : soulever la Coupe. Après forcément, ce but, c’est beaucoup de soulagement. Je vois passer pas mal de choses sur les réseaux sociaux, donc marquer ça fait du bien, c’est une forme de relâchement personnel »

 

Fiche technique :

A Grenoble (patinoire Polesud – 4208 spectateurs), Grenoble bat Angers (4-1)

Détail des tiers : 0-0 – 2-1 – 2-0

Arbitres : M. Barcelo ; M. Rauline assistés de M. Ugolini ; M. Constantineau

Grenoble :

Buts : 36’39 Dair (Deschamps) ; 37’49 Beauchemin (Leclerc, Boivin) ; 51’09 Beauchemin (Koudri, Treille) ; 57’48 Fertin (Englund)

Pénalités : 6’

Angers :

But : 23’32 Sarlieve (Herve, Rouhiainen)

Pénalités : 4’