Ligue 2 : Saint-Étienne se relance, Dunkerque et Troyes confirment

Ligue 2 : Saint-Étienne se relance, Dunkerque et Troyes confirment

La dernière journée de Ligue 2 a livré son lot de séquences décisives, susceptibles de peser lourd dans la suite de la saison. Retour sur les principaux enseignements d’un week-end riche en enjeux dans l’antichambre du football français.

Saint-Étienne retrouve le chemin de la victoire<

 

En quête de réaction après quatre matches sans succès, l’AS Saint-Étienne a répondu présent face à Clermont, venu défier les Verts au stade Geoffroy-Guichard. Une réponse attendue, presque impérative, et finalement concrétisée.

La différence s’est faite sur un geste : une frappe du pied gauche d’Augustin Boakye, parfaitement placée dans le petit filet, qui a suffi au bonheur stéphanois. Grâce à ce succès, Saint-Étienne pointe à la troisième place du classement, à sept longueurs du leader.

Tout n’a cependant pas été maîtrisé. Loin de leur meilleur visage, les Verts ont surtout fait la différence après la pause, au terme d’une rencontre âpre et disputée. Pour rester durablement dans la course à la montée, le niveau de jeu devra clairement monter d’un cran.

Le gardien Gautier Larsonneur a d’ailleurs été déterminant, multipliant les arrêts décisifs, notamment dans les dernières minutes, lorsque Saint-Étienne a peiné à conserver son avantage.

Physiquement émoussés, parfois désorganisés, les Stéphanois ont puisé dans leurs réserves pour arracher ces trois points précieux. Mais les échéances à venir s’annoncent plus exigeantes.

Le déplacement à Reims ce week-end ressemble à un piège en puissance. Un revers pourrait coûter cher et faire glisser Saint-Étienne jusqu’à la sixième place du classement de Ligue 2. Dans une lutte aussi serrée, la marge d’erreur reste minimale.

Ligue 2 : Dunkerque prolonge sa série d’invincibilité et met la pression sur le haut du tableau

 

L’USL Dunkerque continue d’avancer à un rythme soutenu. Opposés à Pau, les Maritimes ont assuré l’essentiel avec une victoire nette (3-1), de quoi entretenir la dynamique et rester au contact direct des places fortes dans la course à la montée.

Une victoire maîtrisée, un message envoyé

Dunkerque n’a pas traîné pour prendre la main : Thomas Robinet a frappé tôt, donnant le ton d’une rencontre globalement contrôlée. Derrière, Anto Sekongo a signé un doublé, sécurisant les trois points et prolongeant une série qui commence à compter : neuf matches sans défaite.

Au classement, les Dunkerquois occupent la 4e place, à seulement deux points du Red Star (2e). Dans une Ligue 2 où le moindre faux pas se paie cash, ce type de victoire « propre » pèse lourd.

Les Maritimes, la forme du moment

Dunkerque fait partie des équipes les plus en forme du championnat. Le club n’a plus connu la défaite depuis octobre et affiche un signe fort : il a déjà battu les trois équipes qui le devancent au classement. Un indicateur clair de sa capacité à rivaliser dans les matches à haute intensité.

Après être passé tout près d’une première montée en Ligue 1 la saison dernière, au terme d’un exercice spectaculaire, Dunkerque semble cette fois déterminé à franchir le dernier palier. Et si cette cadence se maintient, l’équipe pourrait devenir très difficile à arrêter.

Yassine, Bardeli, Sekongo : des hommes qui font la différence

Dans cette dynamique, Gessime Yassine s’annonce comme un élément central. Le jeune Marocain marque les esprits : 2 buts et 6 passes décisives en 13 apparitions, un bilan qui nourrit naturellement les ambitions dunkerquoises… et les débats autour des distinctions individuelles.

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Autour de lui, Enzo Bardeli et Sekongo s’affirment aussi comme des rouages essentiels : volume, impact, efficacité. Un trio qui donne à Dunkerque les arguments nécessaires pour viser la montée — et offrir, au passage, une belle perspective à ceux qui misent sur une promotion en fin de saison.

 

Ligue 2 : Troyes tient bon malgré un rouge et garde la main sur le championnat

Relégué en 2023, l’ESTAC Troyes a longtemps peiné à retrouver son élan. Mais, ces dernières semaines, le décor change nettement : le club détenu par le City Football Group semble enfin avoir trouvé la bonne formule. Et surtout, la solidité mentale qui manquait souvent au moment de basculer.

Un succès de patron face à Reims

Leader de Ligue 2, Troyes a consolidé sa position grâce à une victoire arrachée (2-1) contre Reims au Stade de l’Aube. Trois points lourds, obtenus au forceps, qui permettent à l’ESTAC de conserver une avance confortable de six points en tête du classement.

Le scénario n’avait pourtant rien d’un match tranquille. Troyes a passé une grande partie de la rencontre sous pression, avec ce sentiment permanent d’avoir le dos au mur. Mais l’équipe de Stéphane Dumont a appris à gagner, parfois sans briller, souvent en souffrant. Un collectif organisé, discipliné, presque froid, conçu pour aller chercher le résultat coûte que coûte.

Un rouge, mais une équipe qui ne rompt pas

Mathys Detourbet a lancé les siens dès la 14e minute, ouvrant le score et installant Troyes dans un plan clair : encaisser, absorber, puis frapper au bon moment. Juste avant la pause, coup dur : Mouhamed Diop est expulsé. À dix, beaucoup auraient cédé.

Troyes, non. L’ESTAC a gardé sa structure, sa lucidité, et a même trouvé les ressources pour inscrire un deuxième but, œuvre de Merwan Ifnaoui. Une réalisation déterminante, qui a récompensé la ténacité troyenne dans un match où chaque duel pesait.

Reims a bien réduit l’écart en fin de rencontre grâce à Keito Nakamura, mais ce but n’a jamais vraiment fait basculer la soirée : plus qu’un retour, une consolation.

Déclic en novembre, dynamique depuis

Le revers à domicile contre Saint-Étienne, début novembre, a visiblement servi d’électrochoc. Depuis, Troyes ne perd plus. La mécanique s’est enclenchée, portée par un style basé sur des transitions rapides et une capacité à punir au moindre espace. Un jeu de contre qui devient étouffant pour des adversaires pourtant avertis.

Deux rendez-vous piégeux, mais un cap clair

Les prochaines affiches — déplacement à Guingamp puis réception du Mans — pourraient se révéler délicates. Mais Troyes aborde cette séquence avec une marge, une confiance, et surtout une identité de jeu qui tient. À ce rythme, l’ESTAC apparaît idéalement placée pour viser un retour en Ligue 1 au terme de la saison.