Méconnaissables, les Brûleurs de Loups s’inclinent lourdement en finale de la Coupe de France
Quelle désillusion ! Plombés par une entame de match cauchemardesque, les Brûleurs de Loups n’ont jamais réellement existé dans cette finale. Face à des Normands plus conquérants, les Grenoblois s’inclinent lourdement et voient le trophée Pete Laliberté leur échapper.
Après de longues semaines d’attente, l’heure tant espérée avait enfin sonné. Devant près de 14 000 spectateurs massés dans les travées de l’AccorArena, Grenoblois et Rouennais se retrouvaient pour une finale de Coupe de France aux allures d’événement historique. Plus qu’un simple duel entre deux institutions du hockey français, cette affiche offrait aux deux formations l’opportunité d’entrer un peu plus dans la légende en devenant la première équipe à décrocher un septième sacre. Face à leur grand rival, les hommes de Per Hanberg et Edo Terglav, animés par un esprit de revanche après leur défaite contre Angers l’an passé, n’avaient qu’un objectif : ramener le trophée Pete Laliberté en Isère. Victorieux en 2023 et 2024, les Isérois disputaient leur quatrième finale consécutive, une expérience précieuse face à des Normands absents de ce rendez-vous depuis 2020.
Absents ? Ce sont pourtant les Grenoblois qui l’étaient dans cette entame de match ! Cinquante secondes seulement après le coup d’envoi, Simon Lafrance profitait d’un rebond favorable, à la suite d’une incursion de Tomas Simonsen dans la défense iséroise, pour ouvrir le score (1-0, 1e). Peinant à exister dans cette finale, les Grenoblois multipliaient les maladresses techniques. Sur l’une d’entre elles, Pontus Englund offrait le palet plein axe à Rolands Vigners, qui décalait Florian Chakiachvili. Le défenseur rouennais ajustait alors Matija Pintaric pour faire le break, après seulement quatre minutes de jeu (2-0, 4e). Méconnaissables, les Brûleurs de Loups ne parvenaient pas à relever la tête. Pire, sur une nouvelle incursion normande, Anthony Rech se jouait de l’arrière-garde grenobloise pour faire trembler une troisième fois les filets d’un Matija Pintaric peu inspiré (3-0, 5e).
Comme apeurés par le contexte, les hommes de Per Hanberg et Edo Terglav voyaient leur adversaire prendre le large et le trophée Pete-Laliberté s’envoler vers la Normandie. D’autant que, sur leurs rares incursions devant la cage des Dragons, les Isérois butaient sur Macmillan Carruth, auteur d’un grand écart exceptionnel devant François Beauchemin (15e). Dos au mur, les Brûleurs de Loups s’offraient toutefois une petite lueur d’espoir avant la sirène. Fautif sur le deuxième but rouennais, Pontus Englund se rachetait en transperçant la défense adverse avant de loger la rondelle dans la lucarne du portier américain (3-1, 18e).
Malheureusement, le sursaut d’orgueil attendu après cette réduction du score n’intervenait pas. Plombés par leurs largesses défensives, les Brûleurs de Loups voyaient les Dragons enflammer une nouvelle fois Bercy. Esseulé, Anthony Rech profitait du bon service de Florian Chakiachvili pour aller défier Matija Pintaric depuis la ligne bleue et s’offrir un doublé (4-1, 27e). Dominateurs, les Normands enfonçaient le clou par l’intermédiaire de Dylan Yeo, scellant définitivement le sort de cette finale (5-1, 37e). La réalisation en cage vide de Michael Regush ne faisait alors qu’alourdir la correction infligée par les Rouennais aux Isérois (6-1, 58e).
Comme l’année dernière, la finale de Coupe de France échappe aux Grenoblois. Un deuxième revers consécutif pour Per Hanberg et ses hommes, qui voient leur adversaire empocher un septième titre, une première dans l’histoire du hockey sur glace français. Seul un sacre en Ligue Magnus pourra désormais sauver la saison des Grenoblois. Pour cela, il faudra montrer un tout autre visage que celui affiché à Bercy cet après-midi.
Fiche technique :
A Paris (AccorArena de Bercy – 13877 spectateurs), Rouen bat Grenoble (6-1)
Détail des tiers : 3-1 – 2-0 – 1-0
Arbitres : MM. Cregut et Rauline assistés de MM. Ugolini et Mercier-Landry
Rouen :
Buts : 00’50 Lafrance (Simonsen, Roy) ; 04’10 Chakiachvili (Vigners, Holway) ; 05’10 Rech (Vigners, Holway) ; 27’10 Rech (Chakiachvili, Regush) ; 37’28 Yeo (Gresock, Tessier) ; 58’29 Regush (Gresock, Vigners)
Pénalités : 4’
Grenoble :
Buts : 18’08 Englund (Treille)
Pénalités : 4’


