Pierre Crinon renvoyé devant la justice
Alors que le parquet de Grenoble avait décidé de classer la plainte de Matthew O’Connor sans suite, Pierre Crinon devra finalement passer devant la justice. Et pour cause, les événements survenus lors de France-Canada aux Jeux Olympiques ont poussé le procureur à engager des poursuites contre l’Isérois.
Une fin de Jeux Olympiques prématurée
Décidément, Pierre Crinon est au centre de toutes les attentions… mais rarement pour les bonnes raisons ! Sous le feu des critiques après son mauvais geste face à Angers en novembre dernier, le défenseur grenoblois a de nouveau fait parler de lui ce dimanche. Alors que les Bleus défiaient le Canada, il en est venu aux mains avec Tom Wilson. Exclu après cette attitude proscrite par le règlement olympique, le Grenoblois a quitté la glace en chambrant le public de Santagiulia. Un comportement qui a trouvé un écho défavorable au sein de la Fédération française de hockey (FFHG) :« Son comportement constitue une violation manifeste de l’esprit olympique et porte également atteinte aux valeurs de notre sport », indiquait le communiqué, qui précisait également que Pierre Crinon ne participerait pas à « la (ou les) prochaine(s) rencontre(s) du tournoi olympique ».
Une audience programmée le 27 mai
Si cette décision a pu faire sourire au Canada, où les bagarres sont récurrentes en NHL, elle a été prise au sérieux en France, y compris par la justice. En effet, le procureur de Grenoble a indiqué ce mardi « engager des poursuites » à l’encontre du défenseur des Brûleurs de Loups, jugeant que ce dernier « n’a pas su saisir l’opportunité de ce classement sans suite pour cesser tout comportement violent ».
Suspendu sept matchs par la Commission aux infractions des règles du jeu (CIRJ), Pierre Crinon est donc également poursuivi judiciairement pour avoir frappé violemment Matthew O’Connor. Absent depuis cet événement, le gardien, souffrant d’une commotion cérébrale, avait décidé de porter plainte à l’issue de la rencontre. Le défenseur grenoblois sera donc jugé pour « délit de violences volontaires ayant entraîné une ITT inférieure à 8 jours […] avec arme, en frappant la victime au visage avec un gant renforcé », indique le procureur. L’audience se tiendra le 27 mai prochain au palais de justice de Grenoble.


