Pro D2. Le banc grenoblois, principal artisan du succès face à Brive ?
Menés de douze points à la pause (3-15), les Grenoblois ont su trouver les ressources nécessaires pour renverser la rencontre au cours du second acte. Un scénario complètement fou, des points précieux engrangés et un réel motif de satisfaction : l’apport décisif du banc de touche.
Les hommes de Jeff Dubois reviennent de loin ! Dominés par une solide formation briviste lors du premier acte, les Isérois se sont montrés (trop) fragiles sur le plan défensif et peu inspirés devant l’en-but adverse. « En première mi-temps, on n’a pas été assez cliniques : ils viennent chez nous, ils marquent, et nous, on va chez eux, on ne marque pas. On voulait donc montrer du caractère en deuxième mi-temps », rembobinait Antonin Berruyer. Du caractère ? Cette formation a montré qu’elle en avait, en s’appuyant notamment sur la dynamique insufflée par son banc de touche. « Aujourd’hui, le rugby ne se joue plus à 15. On sait très bien que ça se joue à 23 et que, dans les matchs accrochés, ce sont les joueurs qui vont finir la rencontre qui la font basculer dans un sens ou dans l’autre », soulignait Lionel Ringeval.
Une poignée de secondes après sa sortie du banc, Eric Escande sonnait la révolte en concluant une phase de jeu rondement menée par ses coéquipiers. Dix minutes plus tard, c’était au tour de Zack Gauthier, un autre entrant, de faire parler sa puissance pour mettre son équipe sur les bons rails (Vainqueur de Brive, le FC Grenoble s’offre le droit de rêver – Metro-Sports). Mais au-delà de ces deux essais, le vent de fraîcheur apporté par le banc de touche s’est propagé à l’intégralité de la formation alpine, à l’image de la première ligne, qui s’est montrée conquérante après avoir été malmenée par l’un des packs les plus solides de Pro D2.
« Sur les matchs précédents, le banc n’a sûrement pas assez apporté, puisqu’on a craqué en fin de match. Alors que là, c’est eux qui nous remettent dans le droit chemin. Ils nous ont apporté une belle énergie sur la fin de match », analysait le capitaine grenoblois, sourire aux lèvres à l’issue de la rencontre. Une analyse partagée par l’entraîneur de la défense, Lionel Ringeval : « On avait un banc de touche plutôt expérimenté, habitué à ce genre de confrontation, et c’est vrai qu’ils ont apporté beaucoup de choses positives en fin de match. »
Un réel motif de satisfaction pour le staff, qui espère s’appuyer de nouveau sur l’apport des entrants lors du déplacement à Nevers puis de la réception de Soyaux-Angoulême, deux adversaires qui les précèdent au classement. Pour rêver encore du top 6, les Grenoblois devront donc enchaîner loin de leur base, eux qui n’ont plus goûté à un succès à l’extérieur depuis leur déplacement à Oyonnax… lors de la première journée !



