Quart de finale : l’indiscipline des Brûleurs de Loups relance Briançon dans la série

Quart de finale : l’indiscipline des Brûleurs de Loups relance Briançon dans la série

Auteurs d’un sans-faute à domicile, les Brûleurs de Loups ne sont pas parvenus à enchaîner sur la glace de René-Froger. Plombés par leur indiscipline et punis par le réalisme des Diables Rouges en supériorité numérique, les Grenoblois s’inclinent et devront se relever dès ce mercredi pour espérer se hisser en demi-finale devant leur public vendredi.

Décidément, la Cité Vauban n’a jamais été aussi imprenable que lorsque les Grenoblois partent à son assaut. Défaits à deux reprises dans les Hautes-Alpes en saison régulière, les hommes d’Edo Terglav ont subi le même sort ce mardi. Diminués par la suspension à titre conservatoire de Pierre Crinon, la blessure d’Alexandre Mallet et l’absence de Rudy Matima, les Brûleurs de Loups se sont une nouvelle fois appuyés sur leur jeunesse. Niklas Terglav, Sacha De Smitt, Cebald Debiak et Hugo Raveaud sont en effet venus rejoindre Maxime Toukmatchev, présent depuis le début de ces playoffs. Une équipe au fort accent chambérien qui avait pourtant abordé ce rendez-vous avec sérieux.

Dès l’entame, Grenoble trouvait l’ouverture. Sur une mise en jeu remportée par François Beauchemin, Christophe Boivin logeait le palet dans la lucarne de Griffen Outhouse et lançait idéalement les siens. Mais les vieux démons grenoblois n’allaient pas tarder à ressurgir. Aurélien Dair, Sacha Treille, Fredric Weigel ou encore Christophe Boivin passaient tour à tour par la case pénalité. Une indiscipline qui a fini par coûter cher face à des Briançonnais redoutablement efficaces en supériorité numérique. « Comme pendant la saison régulière, on donne des pénalités de frustration alors qu’on avait le match en main. J’espère qu’on va le comprendre rapidement, sinon il sera trop tard », pestait Edo Terglav après la rencontre.

Et pour cause, les Diables Rouges ne se sont pas fait prier pour en profiter. Avec trois buts inscrits en power-play, les hommes de Pierre Bergeron ont renversé la rencontre, notamment lors d’une période médiane fatale aux Grenoblois. « On prend quatre pénalités d’affilée, donc forcément c’est compliqué. Ils ont marqué sur leurs opportunités, ils ont bien joué ce soir », reconnaissait Nicolas Deschamps. En effet, en l’espace de trois minutes, Briançon frappait deux fois dans le deuxième tiers avant de porter un nouveau coup dès l’entame de la dernière période.

Grenoble a bien tenté de revenir dans la partie… sans succès. La réduction du score signée Fredric Weigel a redonné un mince espoir aux visiteurs, qui ont tenté leur va-tout en sortant Matija Pintaric. Une stratégie qui n’a finalement fait qu’alourdir la note puisque les Briançonnais en ont profité pour inscrire deux buts coup sur coup en cage vide. De quoi faire chavirer une patinoire René-Froger en ébullition, tandis que les premières frictions apparaissaient entre Pierre Bergeron et Julien Baylacq sur les bancs. Si Briançon pouvait savourer ce succès qui relance totalement la série, Grenoble devait déjà se tourner vers le match du lendemain.« Ils reviennent à un point, donc forcément ça nous met un peu plus de pression. Mais ce sont les play-offs, c’est comme ça », concluait Nicolas Deschamps. Une chose est sûre : le match 4 s’annonce bouillant !

Les réactions :

Edo Terglav, entraîneur de Grenoble : « C’est un peu le même scénario que le dernier match sauf que cette fois on n’a pas réussi à trouver un moyen de gagner. On prend les trois buts sur des avantages numériques. Les pénalités de frustration, on en a vues pendant toute la saison. Pourtant, on était bien dans le match, on se sentait que Briançon n’avait pas l’énergie qu’ils avaient à Grenoble. On doit gérer les émotions. On prend beaucoup de pénalités en zone offensive, tu ne peux pas te permettre ça. C’est dans cette fin de 2e tiers qu’on a perdu le match, il n’y pas de doute. »

Nicolas Deschamps, attaquant de Grenoble : « Les prisons nous ont tués le match. On doit rester plus disciplinés, on le sait. Le public était en feu. Ils ont pris leur chances et ils ont marqué sur leurs opportunités. A 5 contre 5, je crois qu’on fait un bon match, on ne leur laisse pas beaucoup de chance et on les contient bien. Après, on a quatre pénalités d’affilée.  On en parle à chaque fois dans le vestiaires de faire attention. Spécialement ici, à Briançon, il faut contrôler nos émotions. Ils reviennent à un point, donc forcément ça nous met un peu plus de pression. Mais ce sont les play-offs, c’est comme ça »

Pierre Bergeron, entraîneur de Briançon : « Ca a pris une journée de digérer ce qui s’est passé lors du match 2, on a eu une bonne réunion à notre retour hier, c’était important de rebondir là-dessus. Les gars savent ce qu’ils veulent, savent ce qu’ils doivent faire. Est-ce que c’est parfait ? Non ! Mais à la fin, c’est le résultat qui compte. J’ai aimé le match des gars et la façon dont le palet a bougé à la fin sur les unités spéciales. On a souffert un peu par moment mais c’est normal, en face c’est une équipe avec un excellent budget et de bons joueurs. On risque de souffrir encore mais demain est un autre jour et une chose est sûre, on sera prêt. »

Fiche technique :

A Briançon (patinoire René Forger – 2100 spectateurs), Briançon bat Grenoble (6 – 3)

Détail des tiers : 1-1 – 2-1 – 3-1

Arbitres : M. Ernecq ; M. Furet assistés de M. Briolat ; M. Bergamelli

Briançon :

Buts : 19’31 Bisson (Dorfman, Persson) ; 34’59 Persson (Pouncy) ; 37’33 Bisson (Dubois, Barnaby JR) ; 40’31 Dubois (Dorfman, Persson) ; 58’10 Penet ; 59’10 Fine

Pénalités : 8’ (4 X 2’)

Grenoble :

Buts : 12’31 Boivin (Beauchemin) ; 26’59 Beauchemin (Koudri, Boivin) ; 46’12 Weigel (Leclerc, Terglav)

Pénalités : 12’ (6 X 2’)