Quels enseignements tirer des performances grenobloises contre Angers ?

Quels enseignements tirer des performances grenobloises contre Angers ?

Alors que les Brûleurs de Loups ont fait le break dans la série, Métro-Sports a passé à la loupe les performances grenobloises lors de ces deux premiers matchs. Caractère, unités spéciales, brassage des lignes, discipline… autant de facteurs qui ont contribué à une entame à la fois maîtrisée et prometteuse.

Grenoble a retrouvé du caractère

On savait que les Brûleurs de Loups étaient capables de renverser un match. En octobre dernier, ils étaient parvenus à s’imposer 7-4 contre Lausanne en inscrivant cinq buts dans le dernier tiers. Une soirée mémorable qui illustrait la force de caractère de cette formation grenobloise. Mais, au fil des semaines, cette faculté à emballer une rencontre pour renverser des montagnes s’était essoufflée, au point d’inquiéter les plus fidèles suiveurs. Et pourtant, cette inquiétude semble lointaine ce lundi. Menés lors des deux premiers matchs de la demi-finale face à Angers, les Isérois sont parvenus à revenir au score puis à prendre les devants dans le tiers intermédiaire : « On travaille les uns pour les autres, on se sacrifie, on ne pense pas aux statistiques mais au collectif. L’équipe a montré une force de caractère exceptionnelle pour revenir dans le match », confiait Edo Terglav. Une force retrouvée sur laquelle les Brûleurs de Loups devront s’appuyer à l’IceParc pour poursuivre leur parcours dans des play-offs qui basculent généralement sur des détails.

En supériorité comme en infériorité, les Brûleurs de Loups font mal

Redoutables en powerplay, les Grenoblois ont inscrit deux buts dans cet exercice samedi. Aurélien Dair a d’abord égalisé en angle fermé, avant que François Beauchemin ne s’offre un doublé au terme d’une action rondement menée. Une réalisation de grande classe pour le top scoreur isérois, qui permettait à son équipe d’atteindre la barre des cinquante buts en supériorité numérique cette saison. Inspirés à cinq contre quatre, les Brûleurs de Loups l’ont également été en infériorité numérique. Lors du premier match de la série, Valentin Grossetete avait en effet enflammé Polesud d’un superbe revers, offrant l’avantage aux siens à quatre contre cinq. Symbole de la puissance des unités spéciales grenobloises, cette réalisation est venue crucifier des Angevins qui n’avaient encore encaissé le moindre but en supériorité numérique cette saison.

Matija Pintaric en état de grâce

« Pour gagner en play-offs, il faut un grand gardien, et on a certainement le meilleur de Ligue Magnus sur ces dix dernières années ». Ces mots d’Edo Terglav résument à eux seuls l’impact du portier slovène dans cette série. Et pour cause, avec 56 arrêts (96,5 %) en deux matchs, le dernier rempart grenoblois a sauvé les siens à de nombreuses reprises. Sans ses deux prestations de grande classe, Grenoble aurait encaissé bien plus que deux buts dans cette demi-finale. Vendredi, il a permis à son équipe de conserver son avance dans le troisième tiers, avant que Sacha Treille ne scelle la victoire en cage vide. Samedi, c’est un miracle que les hommes d’Edo Terglav aient regagné les vestiaires sans encaisser le moindre but à l’issue du premier tiers. Un miracle nommé Matija Pintaric, qui a écœuré les Angevins, leur entraîneur compris : « Quand Matija Pintaric a décidé de fermer la porte, rien ne passe », regrettait-il. De quoi aborder le déplacement en Anjou avec confiance.

Un brassage de ligne prolifique

Décisive en fin de série face à Briançon, Edo Terglav avait décidé d’aligner de nouveau une première ligne composée de François Beauchemin, Christophe Boivin et Valentin Grossetete face à Angers. Un choix qui s’est avéré payant, avec notamment un but du jeune attaquant français vendredi. Un jour plus tard, cette première ligne a rencontré davantage de difficultés, et l’entraîneur a donc décidé de procéder à quelques ajustements : « On était un peu en difficulté offensivement, alors on a brassé les lignes. Un petit changement peut parfois créer un électrochoc chez certains joueurs ». Guillaume Leclerc est alors monté sur la première ligne à la place de Valentin Grossetete, et cela a fonctionné. Le palet a de nouveau circulé, les déplacements étaient coordonnés, et Grenoble est passé devant au tableau d’affichage grâce à une réalisation de François Beauchemin sur une offrande de… Guillaume Leclerc.