Victoire et première place : les Brûleurs de Loups débutent l’année en fanfare

Victoire et première place : les Brûleurs de Loups débutent l’année en fanfare

Pour le compte de la 29e journée de Ligue Magnus, les Brûleurs de Loups recevaient le leader du championnat, Rouen. Une rencontre au sommet qui a tourné en faveur des locaux après un second tiers à sens unique. Ce succès permet aux hommes de Per Hanberg et Edo Terglav de faire le plein de confiance avant d’attaquer un mois de janvier qui s’annonce dense.

Quoi de mieux pour entamer cette année 2026 qu’un choc entre les deux écuries qui caracolent en tête du championnat ? Plus qu’un simple match, ce duel entre les deux meilleures attaques et défenses de Ligue Magnus, au sein desquelles évoluent également les deux meilleurs pointeurs du championnat (Christophe Boivin et Anthony Rech), promettait d’être spectaculaire. Comme souvent lorsque les deux seules formations à avoir soulevé le titre de champion de France depuis 2018 s’affrontent, les spectateurs de Polesud ont répondu présent en s’arrachant les billets en quelques instants. Et ils ont bien fait, car le spectacle était au rendez-vous ce vendredi soir.

Portés par Matija Pintaric, les Brûleurs de Loups ont tenu bon dans le premier acte

Arrivé tout droit des États-Unis, Andrius Kulbis-Marino ne tardait pas à se mettre en évidence en déclenchant un tir puissant qui venait mourir dans la jambière de Macmillan Carruth (2e). Cette tentative symbolisait le bon début de match des locaux, qui portaient le danger sur la cage adverse. Une domination toutefois de trop courte durée pour faire flancher les Rouennais, qui profitaient des palets perdus par les Isérois pour se montrer dangereux. Simonsen se créait ainsi une belle occasion, mais butait sur un Matija Pintaric vigilant (7e).

La physionomie du match s’inversait alors progressivement. Les visiteurs multipliaient les assauts sur la cage grenobloise tandis que les locaux peinaient à développer leur jeu, plombés par des erreurs techniques. Per Hanberg descendait de son perchoir pour venir donner ses consignes à ses joueurs, visiblement mécontent du visage affiché par ses hommes… en vain. Mis à part une grosse occasion pour Matis Bachelet, dont le but était refusé après un cafouillage devant la cage de Macmillan Carruth, les Grenoblois continuaient de souffrir, comme l’analysait Edo Terglav à l’issue de la rencontre :« On avait moins d’énergie, on était plus prudents et on attendait nos chances dans le premier tiers. ». Indisciplinés, ils laissaient aux Rouennais la possibilité d’évoluer à deux reprises en supériorité numérique en fin de période, sans céder pour autant grâce à un grand Matija Pintaric.

Grenoble prend le large

Dominés dans le premier acte (20 tirs cadrés à 5 en faveur des Dragons), les Brûleurs de Loups revenaient sur la glace avec de toutes autres intentions. Profitant de leur premier powerplay de la soirée, les Grenoblois ne tardaient pas à le faire fructifier. Nicolas Deschamps contrôlait la rondelle du patin avant de trouver Aurélien Dair, qui avait le temps d’ajuster Macmillan Carruth (1-0, 23e). Transcendés par cette ouverture du score, les locaux faisaient le break quelques instants plus tard. Après avoir bataillé pour récupérer le palet, Valentin Grossetête servait Martin Karlsson, qui décalait Axel Prissaint. Esseulé, le défenseur isérois décochait un tir puissant qui venait se loger dans la lucarne droite du portier adverse (2-0, 24e).

En état de grâce, les Brûleurs de Loups passaient tout près de prendre le large lorsque Macmillan Carruth laissait échapper la rondelle sur une tentative pourtant anodine d’Aurélien Dair. Le dernier rempart rouennais pouvait alors compter sur le bout de la crosse de Patrick Holway pour éviter d’encaisser un but gag (27e). Ce n’était que partie remise. Passé par les Dragons, le duo offensif canadien Beauchemin–Mallet assénait le coup fatal à son ancien club. Le numéro 49 des Brûleurs de Loups profitait du bon service de son compère pour tromper Macmillan Carruth une troisième fois dans ce tiers (3-0, 33e).

Asphyxiés, les Rouennais peinaient à exister dans un second tiers qui devenait de plus en plus tendu au fil des minutes. Pour autant, la messe semblait déjà dite lorsque les locaux regagnaient les vestiaires avec trois longueurs d’avance au terme d’un tiers intermédiaire maîtrisé de bout en bout : « On a réglé nos problèmes de discipline au second tiers et c’est ce qui nous a permis de prendre l’avantage. On a concrétisé notre domination dans un match solide de notre part », soulignait Sacha Treille.

Un succès synonyme de première place

De retour sur la glace après une longue attente due à un problème de surfaçage, les Grenoblois voyaient leur adversaire réduire l’écart. Repoussée par Matija Pintaric, la tentative de Dylan Yeo atterrissait dans la crosse de Chase Gresock, qui n’avait plus qu’à pousser la rondelle dans la cage iséroise (3-1, 41e). Réveillés par ce but, les Dragons mettaient le portier grenoblois à contribution dans ce dernier tiers. Le Slovène était alors contraint de multiplier les exploits pour empêcher les Rouennais de revenir à une petite longueur. De l’autre côté de la glace, la nouvelle recrue américaine signait sa première à Polesud avec un but. Servi par Matis Bachelet, Andrius Kulbis-Marino démontrait toute la qualité de son tir en trompant Macmillan Carruth depuis la ligne bleue (4-1, 49e). Frédéric Weigel concluait le récital offensif de son équipe en inscrivant un but en cage vide afin de sceller définitivement l’issue de la rencontre (5-1, 58e).

Avec ce premier succès en 2026, les Brûleurs de Loups recollent à hauteur de leur adversaire du soir en tête du championnat, avec toutefois un match de plus au compteur. Et non, vous ne rêvez pas : les Isérois sont bien co-leaders de Ligue Magnus après avoir compté jusqu’à 14 points de retard sur les Dragons au soir de la victoire à Göteborg. Une revanche après la défaite concédée lors de la 12e journée, qui permet aux Grenoblois de faire le plein de confiance avant de se rendre à Briançon ce dimanche, puis d’affronter Caen avec un billet pour Bercy à la clé. Malgré la division d’écart entre les deux formations, la tâche s’annonce loin d’être simple pour les partenaires de Sacha Treille : « Ce n’est jamais facile de jouer contre ce genre d’équipe, d’autant plus qu’ils ont un gardien performant qui a évolué de nombreuses années en Ligue Magnus. On devra être sérieux pour décrocher une quatrième finale consécutive », soufflait le capitaine isérois.

Les photos de Philippe Durbet 

Fiche technique :

A Grenoble (patinoire Polesud – 4208 spectateurs), Grenoble bat Rouen (5-1)

Détail des tiers : 0-0 – 3-0 – 2-1

Arbitres : M. Metais ; M. Cregut assistés de M. Creux-Beaugiraud ; M. Margry

Grenoble :

Buts : 23’37 Dair (Deschamps, Englund) ; 24’08 Prissaint (Karlsson, Grossetete) ; 33’28 Beauchemin (Mallet, Nicoud) ; 49’46 Kulbis-Marino (Bachelet) ; 58’08 Weigel (Karlsson)

Pénalités : 14’ (7 X 2’)

Rouen :

But : 41’19 Gresock (Phelan, Yeo)

Pénalités : 14’ (7 X 2’)