World Rugby bannit deux types de plaquages avec effet immédiat

World Rugby bannit deux types de plaquages avec effet immédiat

Le rugby poursuit sa mue sécuritaire. Dans sa quête permanente pour préserver l’intégrité physique des pratiquants, World Rugby vient de serrer la vis de manière significative. La fédération internationale a officialisé l’interdiction de deux gestes spécifiques, des modifications réglementaires qui entrent en vigueur dès ce week-end sur les terrains.

Les « plaquages pivotants » et « à genoux » désormais hors-la-loi

Geste central mais intrinsèquement à haut risque, le plaquage fait l’objet d’un encadrement de plus en plus strict. Deux techniques particulières sont désormais formellement proscrites :

  • Le plaquage pivotant : Il s’agit d’une action où le plaqueur se sert de son propre poids pour faire chuter son adversaire, avant de s’effondrer intentionnellement sur les jambes du porteur du ballon par l’arrière.

  • Le plaquage avec un ou deux genoux à terre : Cette méthode, où le joueur a un ou les deux genoux au sol au moment de déclencher son intervention, était en nette augmentation dans les championnats.

Ces deux comportements seront sanctionnés au minimum d’une pénalité lors des rencontres.

Une réaction rapide des instances internationales

Cette décision réglementaire découle directement des travaux du forum mondial « Shape of the Game », qui s’est tenu en février dernier à Londres. Interrogé sur ces évolutions, le président de World Rugby, Brett Robinson, a souligné que même si les plaquages pivotants demeurent rares, leur potentiel de blessures graves aux jambes justifiait une tolérance zéro. Face à la recrudescence des plaquages genoux à terre, l’instance a choisi d’agir sans attendre pour nettoyer le jeu dès ce week-end.

Un chantier global sur la hauteur des impacts

Au-delà de ces interdictions ciblées, c’est toute la philosophie du plaquage qui est réévaluée à l’échelle mondiale. Pour limiter les impacts à la tête et réduire le nombre de plaquages dits « debout » (les plus exposés aux commotions), la fédération poursuit ses expérimentations :

  • Chez les amateurs : Une limite abaissée à la base du sternum a déjà été imposée dès le mois de juin.

  • Chez les jeunes : Une phase de test similaire a été menée cet été en Géorgie lors du championnat du monde des U20.

Entre l’interdiction de ces nouvelles postures et la réflexion globale sur l’abaissement de la zone d’impact, le rugby change profondément de visage pour protéger la santé de ses acteurs.