Brûleurs de Loups – U22 Élite : interview d’Elie Raibon

Premiers de la saison régulière, ex æquo avec Rouen, les U22 des Brûleurs de Loups jouent ce week-end les demi-finales du championnat de France. Samedi et dimanche, à 17h45, face à Angers, Pôle Sud résonnera à nouveau du son des crosses. Meilleur pointeur de l’équipe, Élie Raibon revient sur le parcours effectué, sur les différences avec le jeu pratiqué en Magnus, et se projette sur les phases finales.

Premiers de la saison régulière, ex æquo avec Rouen, les U22 des Brûleurs de Loups jouent ce week-end les demi-finales du championnat de France. Samedi et dimanche, à 17h45, face à Angers, Pôle Sud résonnera à nouveau du son des crosses. Meilleur pointeur de l’équipe, Élie Raibon revient sur le parcours effectué, sur les différences avec le jeu pratiqué en Magnus, et se projette sur les phases finales.

Elie, tu viens de terminer la saison de ligue Magnus avec l’équipe professionnelle (vice championne de France) il y a deux semaines, comment se négocie le retour au jeu des U22 ?

Le système de jeu est identique à celui que l’on met en place avec les pro. C’est bien, car cela permet de garder les repères. Forcément, on sent lors des premiers entrainements et matchs que l’intensité est moins forte, que le patinage est moins rapide. En tout cas, c’est toujours bon de revenir jouer avec les potes.

Y a t-il une grosse différence avec ce que l’on connait en Magnus ?

L’intensité est la principale chose qui change. Surtout que l’on sort d’une longue période de play-off (Grenoble a disputé 20 matchs de play off, entre le premier tour et la finale), où le niveau n’a vraiment rien à voir avec les Juniors. Tout va plus vite, les contacts sont plus forts…

Toi qui as un jeu plutôt physique, cela pose-t-il problème en U22?

Comme en Magnus, tout dépend de l’arbitre. En principe, il n’y a pas vraiment de différence d’arbitrage, par rapport aux charges. Comme on dit, c’est au goût de l’arbitre.

Tu es le meilleur pointeur de l’équipe, avec 28 points inscrits en 11 matchs. Cela vient-t-il du fait qu’il y a plus d’espace sur la glace ?

C’est surtout que j’ai beaucoup plus de temps de jeu avec les Juniors. Je suis aussi sur la glace lors des supériorités numériques, ce qui permet de mettre des points. Les défenses sont surement un peu plus faibles, les espaces plus grands. Avec les pros, le but de notre ligne est d’apporter beaucoup d’énergie, de lancer le palet en fond de glace puis d’aller y travailler en effectuant des mises en échec. Avec les Juniors, mon rôle est de marquer des buts, de faire la différence avec le palet. Ce sont deux rôles complètement opposés.

Vous êtes nombreux à avoir évolué avec le groupe pro cette saison (Raibon S et E, Arrossamena, Bedin, Benoit, Colotti, Suzzarini, Crossman, Dusseau, Joffre, Briand), est-ce une force pour le groupe U22 ?

Le reste de l’équipe s’est très bien débrouillé sans nous. Forcément, c’est un peu énervant pour eux de jouer toute l’année et de laisser la place à ceux qui descendent des pro. Tous le monde est passé par là, moi le premier. Cet apport est une force, car cela amène de l’expérience pour les matchs importants. Et puis on va pouvoir s’appuyer sur Séb (Raibon) dans les cages, qui reste sur une finale de Ligue Magnus.

Physiquement, n’êtes-vous pas un peu fatigués, avec cette double saison ?

C’est vrai que l’on vient d’enchainer vingt matchs en quarante jours. Mais nous n’avons pas autant joué que les autres, avec les pro. Depuis que l’on est revenu avec les Juniors, nous n’avons pas fait d’entrainements physiques, ni de musculation, juste de la tactique. On a recommencé à travailler sur le patinage pour les demi-finales, pour remettre de la vitesse.

Vous avez terminé premier de la saison régulière, j’imagine que l’objectif est de soulever la coupe ?

Nous sommes premiers, avec le même nombre de points que Rouen, qui a été plus souvent que nous au complet. Ils nous avaient battu 3-0 à l’aller, on les a battu 4-0 au retour. On a donc pris la première place sur eux au goal average particulier, ce qui nous permet d’avoir l’avantage de la glace pour les play-off. Ces dernières années, il y a une alternance entre Rouen et Grenoble pour le titre. Ils ont gagné chez eux l’an dernier, alors que l’on était favori. Cette fois, si les deux équipes sont en finale, ce sera à Pôle Sud. On prendra notre revanche.

Une revanche double, puisque certains de leurs joueurs font partie de l’équipe qui vous a battu en finale de la Magnus…

C’est pour cela que l’on a encore plus à cœur de prendre notre revanche. Il y a eu des altercations entre les jeunes durant les matchs de la finale. Ils ont voulu intimider notre gardien, on a fait la même chose. C’était tendu et ça le sera si on se retrouve. Pour la plupart, c’est notre dernière saison en Junior, ce sera une bonne finale de hockey.

Avant d’imaginer une finale, il faudra d’abord battre Angers. A quel type d’affrontement t’attends-tu ?

En saison régulière, on a gagné chez nous (4-2) et perdu là-bas (3-1). Il ne faut surtout pas les prendre de haut. C’est une équipe homogène, qui réalise une bonne saison. Ils patinent bien et sont assez agressifs. Mais si on met du sérieux, ils sont à notre portée. La confiance est là, d’autant que l’on a de notre côté un gardien qui peut faire la différence.

Élie Raibon en bref :
22 ans
Attaquant
Formé au club
Statistiques 2011/2012 :
Pro : 8 points (3 buts, 5 assistances)
U22 : 28 points (8 buts, 20 assistances)

Crédit photo : Fabien Baldino

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