Brûleurs de Loups – Ducs d’Angers : tout se jouera sur un septième match

Brûleurs de Loups – Ducs d’Angers : tout se jouera sur un septième match

Vainqueurs du match cinq, les Brûleurs de Loups s’étaient offert une première balle de finale ce lundi à l’IceParc. Plombés par une entame de match cauchemardesque, les Grenoblois ne sont jamais parvenus à revenir dans une rencontre où l’absence de Matija Pintaric s’est fait ressentir. La qualification en finale se jouera sur un match, ce mercredi à Polesud.

Ce sixième match d’une série aussi disputée qu’indécise s’annonçait prometteur sur le papier. Avec deux gardiens habituellement titulaires, Jake Smith et Matija Pintaric, ne pouvant tenir leur rang, le retour de Pierre Crinon sous les huées de l’IceParc et une première possibilité de se hisser en finale pour les Brûleurs de Loups, cette affiche ne pouvait en effet justifier aucune absence chez les fans de hockey sur glace. Pourtant, ce sont les hommes d’Edo Terglav qui payaient cher leurs absences en début de match. Profitant d’une pénalité infligée à Antoine Fertin, Orrin Centazzo déviait une tentative de Cody Donaghey pour enflammer le public angevin. Une deuxième réalisation en dix-huit powerplays pour les Ducs, qui attaquaient pied au plancher cette rencontre face à d’apathiques Grenoblois. Et cela leur portait de nouveau préjudice à peine plus de vingt secondes plus tard, quand Philippe Halley crucifiait Jakub Stepanek d’un tir lointain. Quatre minutes de jeu et déjà deux buts encaissés… la soirée s’annonçait longue !

Performants en supériorité numérique, les Isérois réduisaient pourtant la marque par l’intermédiaire de Christophe Boivin quelques minutes plus tard. Une réalisation qui redonnait espoir à une formation grenobloise plus entreprenante au fil du tiers. Mais alors qu’Aurélien Dair était proche de remettre les deux équipes à égalité en reprenant un palet déposé par Nicolas Deschamps dans l’enclave, ce sont les Ducs qui frappaient de nouveau. Quarante-deux secondes avant la fin du premier acte, Nicolas Ritz poussait la rondelle au fond des filets en deux temps, profitant du rebond offert par Jakub Stepanek. Avec seulement 70 % d’arrêts dans le premier tiers, le portier tchèque peinait à faire oublier son homologue slovène, dont l’absence s’est faite plus que jamais ressentir ce lundi.

Alors que la série avait mis à l’honneur les défenses jusqu’ici, Angevins et Grenoblois offraient un match débridé. Rudy Matima manquait son un-contre-un face à Elliot Lévêque avant que les Ducs ne heurtent le poteau dans une entame de tiers médian qui donnait le ton de la soirée. En l’espace d’une minute, les filets tremblaient de nouveau sur deux supériorités numériques : François Beauchemin réduisait la marque d’un tir surpuissant au premier poteau, puis Cody Donaghey lui répondait dans la foulée en logeant le palet dans une zone similaire. Cela permettait aux locaux de regagner les vestiaires avec deux longueurs d’avance, malgré l’ultime tentative de Christophe Boivin qui venait mourir sur le montant droit angevin.

Avec deux buts de retard, la tâche s’annonçait complexe pour les Grenoblois. D’autant que Jonathan Charbonneau trompait de nouveau Jakub Stepanek en powerplay dès l’entame du troisième tiers. Dos au mur, les Brûleurs de Loups n’abdiquaient pas pour autant. Profitant d’une double supériorité numérique, Nolan Zajac sonnait la révolte en one-timer, avant que Guillaume Leclerc ne loge le palet entre le portier adverse et son premier poteau. En l’espace de 62 secondes, les visiteurs s’étaient totalement relancés dans cette rencontre. Mais leurs espoirs étaient de courte durée. Friable, la défense grenobloise pliait pour la sixième fois lorsque Jonathan Charbonneau profitait d’un lancer manqué par Pierre Crinon pour remonter le glaçon et s’offrir un doublé. Peu avant le terme d’un match fou, Teo Sarliève cadrait la cage vide pour sceller l’issue de cette rencontre.

Un septième but pour des Angevins qui n’en avaient inscrit en moyenne que 1,4 par match depuis le début de la série. Une statistique qui résume à elle seule la physionomie de ce sixième match. Avec ce revers, les Grenoblois devront donc s’imposer à Polesud ce mercredi, dans un septième match à l’issue duquel Bordeaux connaîtra son adversaire en finale. Les supporters des Brûleurs de Loups peuvent tout de même se réfugier derrière de sérieux motifs d’espoir : leur équipe n’a jamais perdu contre Angers à domicile cette saison, et Matija Pintaric, rentré en Isère pour la naissance de son fils, devrait retrouver sa place dans la cage grenobloise. Reste à savoir si cela suffira pour se hisser en finale.

Les réactions (recueillies par nos confrères du Dauphiné Libéré) :

Edo Terglav (entraîneur de Grenoble) : « On a eu de nouveau des manques avec la discipline. On leur a donné tout de suite un powerplay. On a quand même quelques occasions, mais on n’arrivait pas à marquer. J’ai l’impression qu’à chaque fois qu’il y avait une occasion, ça a tourné dans leur sens. C’est dommage. Quand tu donnes cinq, six pénalités avec des équipes qui ont beaucoup de talents, tu laisses l’opportunité de marquer. Ils sont allés chercher leur momentum et ils ont pris de la confiance. Maintenant, c’est le final avec ce match 7. Ce sont des émotions qu’il faut gérer pour ne pas être embarqués dans les pénalités. »

Antoine Fertin (défenseur de Grenoble) : « On savait qu’Angers était en mode survie pour ce match-là et qu’ils allaient arriver en force. C’est ce qu’il s’est passé. On n’a pas réussi à commencer aussi fort qu’eux et ça nous a manqué pendant ces cinq premières minutes. Les deux équipes ont mieux joué en zone offensive et moins bien en zone défensive, il faudra s’améliorer dans ce domaine lors du match 7 pour mieux protéger notre gardien et rester sur une bonne dynamique en zone offensive. Ce soir, on a perdu, c’est comme ça. Tout va se jouer au prochain match. »

Olivier Archambault (attaquant d’Angers) : « On avait des bonnes chances de marquer dans la série, mais ça ne rentrait pas. On a été plus opportunistes ce soir. Grenoble a joué un bon match et on s’est bien présenté. On est durs à battre à la maison et eux aussi… Il va falloir tout donner pour le match 7. Dans les séries, la fatigue, il faut la mettre de côté. On n’a pas tant parlé de ça entre nous, sur le fait qu’on pouvait être éliminés ce soir, on n’était pas stressé. Jouer un match 7, c’est sûrement plus intense. Quand tu n’es pas bon en série, ça ne sert à rien d’avoir fait une bonne saison. On n’a rien à perdre à Grenoble. Tout peut arriver lors de ce match 7. » 

Jonathan Paredes (entraîneur d’Angers) : « Dans les séries serrées, il y a souvent un match qui donne plus de buts. C’est celui de ce soir. Les supériorités numériques ont compté avec trois buts de chaque côté. Il va falloir voir ce qu’on peut améliorer. Il faut faire différemment. On a gagné beaucoup plus de batailles qu’à Grenoble lors du match 5. C’est la première fois qu’on a eu un tel soutien du public. »  

Feuille technique

A Angers (IceParc – 3586 spectateurs), Angers bat Grenoble (7-4)

Détail des tiers : 3-1 ; 1-1 ; 3-2

Arbitres : MM. Bernoussi et Cregut assistés de MM. Yssembourg et Mercier-Landry

Angers :

Buts : 03’41 Centazzo (Donaghey, Archambault) ; 04’04 Halley (Charbonneau, Archambault) ; 19’18 Ritz ; 27’33 Donaghey (Archambault, Halley) ; 45’07 Charbonneau (Donaghey, Archambault) ; 49’32 Charbonneau (Herve) ; 58’05 Sarlieve (Gutierrez, Rouhiainen)

Pénalités : 22’ (6 X 2’ + 1 X 10’)

Grenoble :

But : 11’23 Boivin (Beauchemin, Zajac) . 26’26 Beauchemin (Boivin) ; 47’09 Zajac (Beauchemin, Boivin) ; 48’11 Leclerc (Boivin, Treille)

Pénalités : 22’ (6 X 2’ + 1 X 10’)