« On veut retourner à Bordeaux lundi » : dos au mur, les Brûleurs de Loups contraints à l’exploit

« On veut retourner à Bordeaux lundi » : dos au mur, les Brûleurs de Loups contraints à l’exploit

Revenus bredouilles d’un déplacement en Gironde durant lequel ils ont sombré, les Brûleurs de Loups ont sérieusement compromis leurs chances de soulever un dixième titre. Contraints à l’exploit, les Grenoblois ne s’avouent pas vaincus pour autant et comptent bien s’imposer ce samedi afin de décrocher un sixième match à Bordeaux.

C’est le visage fermé que Sacha Treille et Edo Terglav ont poussé les portes de la salle de conférence de presse mercredi. Dominés par des Boxers qui avaient les crocs, les Grenoblois ont coulé au terme d’une partie où ils n’auront fait que de la figuration : « On a eu l’impression que chacun attendait de voir qui allait faire le job, qui allait réagir. Mais cette réaction n’est jamais arrivée », regrettait Edo Terglav, qui se montrait en colère au moment d’évoquer l’indiscipline, un mal récurrent ces dernières semaines : « On a encore pris des pénalités stupides. Pendant toute la saison, on a eu beaucoup de problèmes sur cet aspect. On ne peut pas jouer à leur place ni gérer leurs émotions. Des fois, il faut penser davantage à l’équipe. »

Avec l’exclusion de Pierre Crinon pour un balayage similaire à celui infligé à Kohei Sato en quart de finale, ce sont au total 59 minutes de pénalités qui ont été infligées aux Grenoblois… bien trop pour rivaliser avec des Bordelais plus frais. D’autant que les Isérois se sont montrés généreux avec leur adversaire : « On commet trop d’erreurs individuelles. On leur donne le premier et le troisième but. Ce sont des choses qu’on répète souvent », pestait Edo Terglav. Au bord du gouffre, son équipe est désormais contrainte de réaliser quelque chose qui n’est jamais arrivé dans l’histoire des Brûleurs de Loups : remporter un cinquième match en étant menée 3-1 dans une série. Pour autant, Sacha Treille veut y croire : « Le hockey reste un sport, donc on sait que ce n’est jamais fini. Tant qu’il n’y a pas quatre matchs pour Bordeaux ou pour nous, on continuera de se battre. On est motivés, on ne veut rien lâcher »

Pour cela, le capitaine grenoblois sait qu’il pourra compter sur une patinoire chauffée à blanc : « On va avoir l’appui du public, et ça nous réussit généralement. » En effet, depuis le début de ces playoffs, les Brûleurs de Loups affichent un bilan bien plus favorable à domicile (8 victoires en 9 matches) que sur les glaces adverses (1 victoire en 7 matches). De quoi donner un brin d’espoir au public qui viendra garnir les travées de Polesud ce samedi et pousser ses protégés vers la victoire. Cette dernière leur permettrait de se déplacer de nouveau en Gironde lundi avec la possibilité de mettre la pression sur des Bordelais qui devraient l’emporter au risque de disputer un septième match décisif dans les Alpes.

Mais ce scénario paraît encore lointain tant les Grenoblois ont montré des signes de faiblesse, plombés par des entames de match cauchemardesques : « On commence à jouer quand on est dans la difficulté. Donc il va falloir commencer à jouer avant. C’est un peu la même histoire qui se répète depuis le début de ces playoffs », enrageait le capitaine alpin, qui connaît mieux que personne l’importance de ce rendez-vous : « Il y a la plus belle des coupes à aller chercher, inutile de chercher une autre source de motivation ». Reste désormais à savoir si ces paroles se traduiront sur la glace, au risque de conclure la saison sans le moindre titre à la clé…