Christian Pohren (GUC Badminton) : « Le club arrive à la fin d’un cycle »

Christian Pohren (GUC Badminton) : « Le club arrive à la fin d’un cycle »

christian pohrenLe Grenoble UC Badminton a connu une rentrée très mouvementée entre son traditionnel tournoi international et ses débuts en Top 12. L’occasion de faire un tour complet de l’actualité du club avec son co-président Christian Pohren, qui nous a par ailleurs annoncé qu’il passerait la main en fin de saison après plusieurs décennies de loyaux services.

Christian, rentrée chargée pour le Grenoble UC Badminton…
Comme chaque année à pareille époque. Déjà parce qu’il y a comme toujours de grosses demandes de pratique puisqu’on compte un tout petit peu moins de 600 licenciés en capacité, avec déjà 560-570 inscrits pour le moment. On a rempli tous les créneaux pour les collectifs loisirs adultes. On a en revanche encore quelques places sur les créneaux jeunes.

Puisque tu parles des jeunes, il y a quelques nouveautés sur ce secteur ?
Oui, c’est une année où on met en place une nouvelle organisation de l’école de jeunes qu’on espère plus efficace et plus adaptée à la pratique et à la progressions de nos joueurs. Ce travail est réalisé par Guillaume Gailly et son équipe d’animateurs.
On tournait à environ 180 jeunes entre 5 et 16 ans, là le fait d’avoir récupéré les créneaux du mercredi après-midi va nous permettre d’augmenter un peu la capacité de l’école, mais pas au-delà de 200 éléments. Après on souhaite surtout travailler avec des groupes plus petits, d’une douzaine de joueurs homogènes en âge et en niveau, pour avoir une meilleure qualité de travail en termes d’initiation et de progression technique.

Pour venir sur l’aspect compétition, quel bilan tires-tu de votre tournoi de rentrée ?
Il était un petit peu tôt dans la saison (le 15 septembre), en terme d’organisation ou pour les pratiquants. On a eu l’affluence habituelle de joueurs, aux alentours de 150, avec une qualité de tournoi rodée. Il nous manque encore la mise en place de quelques éléments de progression : la mise en spectacle de la partie élite, un développement du tournoi parabadminton…

Concernant le Top 12, la saison s’annonce compliquée…
On a au club depuis plusieurs années une configuration d’équipe première qui est entre la Nationale 1 et l’Élite. L’an passé on domine en N1 sans trop de difficultés. Par contre en Top 12 on sait qu’il y a un fossé même si on a une volonté de se pérenniser. On ne peut pas se contenter de faire l’ascenseur tous les ans et je ne vais pas faire mon Guy Roux en disant que je vise le maintien tous les ans. L’objectif est qu’on ait une équipe capable d’être au moins dans le milieu de tableau, et pourquoi pas d’être dans le Top 4 français.
Cela passera essentiellement par plus de moyens financiers vu l’évolution du Top 12 qui va dans la professionnalisation des joueurs et des équipes. Là la logique est de combiner plusieurs éléments : la formation, qui pour nous est fondamentale, et des joueurs recrutés d’autres horizons qui rejoignent le club sur son projet sportif.
La fédération a levé par ailleurs la limitation à un joueur étranger par équipe. Cela va probablement changer beaucoup de choses. On a utilisé cette ouverture cette année avec l’intégration d’une jeune écossaise, Rebekka Findlay.

Les matchs à domicile du Top 12 se dérouleront-ils tous à la Halle Clémenceau ?
4 sur 5 puisque la Halle sera indisponible pour notre 2ème journée à domicile. On devrait jouer normalement à Malherbe en fonction du calendrier du volley. Ce qui pour nous est important parce que cela nous permet de faire en ouverture des deux rencontres de N3 et de Top 12 des regroupements de joueurs le matin.

Pour finir, quels seront les grands temps forts de la saison ?
Les matchs de Top 12 bien évidemment. Cela va être le tournoi national qui se positionnera début juin. Ensuite, il y a des problématiques internes très importantes cette année puisqu’une nouvelle équipe dirigeante va être mise en place, François Fourel et moi quitterons notre fonction de vice-président à l’issue de cette saison. Cela nécessitera de passer le relais à une nouvelle équipe, ce sera un chantier important. Le club arrive par ailleurs en fin d’un cycle, avec toute une génération de joueurs de niveau élite A ou B, d’Elodie Eymard à Léa Palermo, à qui il faudra succéder. C’est la vie d’un club mais c’est un élément difficile à gérer. On va retravailler avec des jeunes joueurs pour les amener au plus haut niveau possible.

Crédits photo : Jeanne Pohren